une rentrée 100% en présentiel au programme – Libération

Vaccination et autotests à tour de bras. C’est le programme envisagé pour permettre un retour 100 % en présentiel à l’université pour tous les étudiants, privés d’une présence continue dans leurs facs depuis plus d’un an. Emmanuel Macron a réuni jeudi à l’Elysée les dirigeants des universités et des grandes écoles pour travailler à la préparation d’une rentrée totalement en présentiel, mais aussi à la pérennisation de certaines aides aux étudiantes et étudiants.

Depuis le début de la pandémie et même bien avant, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, est sous le feu des critiques des enseignants-chercheurs mais aussi des étudiants, notamment pour son inaction face à l’impact de la crise sanitaire sur les étudiants. Une colère accentuée par le passage en force de la Loi de programmation de la recherche et ses propos concernant l’islamo-gauchisme à l’université. Plus possible, donc, de décevoir la communauté universitaire cette fois-ci.

Objectif numéro 1 : que l’ensemble des étudiants puissent à nouveau mettre les pieds sur les campus. Les organisations étudiantes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme depuis de longs mois maintenant : les cours à distance, imposés en raison de la pandémie, ont un grave impact sur le décrochage scolaire ou encore la santé mentale des jeunes.

Pour rendre possible le retour à la fac pour tous, les différentes personnes présentes à l’Elysée ce jeudi ont convenu de mettre en place une «pré-rentrée vaccinale». Fixée juste avant la rentrée, elle permettrait à tous les étudiants qui ne sont pas encore vaccinés de l’être. Parmi les pistes étudiées, le recours maximum aux autotests, qui pourraient être distribués gratuitement, des créneaux prioritaires de vaccination mais aussi des injections sur les campus.

Des aides jugées inefficaces

Autre sujet sur la table : la pérennisation de certaines aides créées pendant la pandémie, pour l’heure toutes reconduites jusqu’en décembre 2021 mais pas plus loin. Le chef de l’Etat avait lui-même annoncé une série de mesures le 21 janvier, parmi lesquelles le chèque psy ou encore le repas à un euro dans les restos U, lors d’une visite à l’université de Saclay. Pour l’instant, le repas à un euro a permis de servir huit millions de repas. Le chèque psy a de son côté été utilisé par près de 4 300 étudiants et 9 700 séances ont été réalisées. Mais, des associations étudiantes dénoncent les difficultés d’accès à ce dispositif. En cause, une mise en place inégale selon les centres de santé universitaires, même plusieurs mois après le lancement de la mesure. Pour l’Elysée, le dispositif reste donc «à conforter», afin que davantage d’étudiants puissent en bénéficier.

Dans les projets de l’Elysée également, le souhait de pérenniser le système de tutorat étudiant mais aussi la mise en place de dispositifs de rattrapage pour les jeunes en situation de décrochage. Toutefois, la communauté étudiante en attend plus. Dans une récente étude, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) a souligné l’inefficacité des dispositifs en place et appelé à ce que des mesures plus fortes soient prises d’ici septembre 2021. Une urgence pour des étudiantes et étudiants au bout du rouleau.

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