AirBaltic va éviter l’espace aérien bélarusse après l’arrestation de l’opposant Roman Protassevitch

De nombreux pays appellent à l’interdiction de l’espace aérien biélorusse après l’atterrissage forcé d’un avion de Ryanair à Minsk débouchant sur l’arrestation d’un opposant.

AirBaltic est la première compagnie aérienne à annoncer que ses avions vont désormais éviter l’espace bélarusse après que ce pays a forcé l’atterrissage d’un vol Ryanair à destination de Vilnius et a arrêté un journaliste et opposant se trouvant à bord de l’appareil.

À la suite de l’incident de dimanche, airBaltic « a décidé d’éviter d’entrer dans l’espace aérien bélarusse jusqu’à ce que la situation devienne plus claire ou qu’une décision soit rendue par les autorités », a déclaré la compagnie dans un communiqué.

« La sécurité et la santé de nos passagers et de nos employés sont la principale priorité de la compagnie aérienne », précise ce texte, ajoutant que la transporteur « suivrait la situation de près ».

La compagnie aérienne a déclaré que, conformément à une recommandation de l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne, jusqu’à présent, deux de ses vols – à destination de l’Ukraine et de la Géorgie – ont été réacheminés pour éviter l’espace aérien bélarusse.

Sanctions

Réunis en sommet à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent examiner lundi soir de nouvelles sanctions contre le régime autoritaire de Minsk en réaction à ce détournement. Une centaine de responsables bélarusses, dont le président Alexandre Loukachenko, sont déjà sous sanctions européennes en raison des atteintes aux droits humains dans cette ex-république soviétique.

Interrogé lundi sur BFMTV/RMC, le secrétaire d’Etat chargé aux Affaires européennes Clément Beaune a évoqué de possibles sanctions contre d’autres responsables et une éventuelle interdiction de l’espace aérien biélorusse.

« Nous pourrions accroître effectivement ces sanctions à d’autres responsables. Il pourrait y avoir aussi d’autres mesures que nous regardons. Je pense à une mesure qui doit se discuter au niveau européen et international, c’est par exemple l’interdiction de l’espace aérien biélorusse », a-t-il dit. « Je pense que c’est une mesure raisonnable pour nous protéger parce qu’on a mis en danger la vie de ressortissants européens », a-t-il ajouté, jugeant que l’atterrissage forcé de l’avion de Ryanair constituait « un acte de piraterie d’Etat qui ne peut pas rester impuni ».

Le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique, Tom Tugendhat, a également appelé lundi à ce que toutes les compagnies aériennes civiles cessent de survoler la Biélorussie. « Nous devons empêcher tout avion de survoler la
Biélorussie », a-t-il dit sur Times Radio. « C’est un acte de piraterie aérienne, combiné à un détournement d’avion, et éventuellement lié à un enlèvement ».

Articles similaires

Commentaires

Les plus populaires