Les islamistes et les généraux ces coronalgériens – Kabyle.com

Si on doit résumer en deux mots les origines du désastre algérien après presque 60 ans d’existence chaotiques, on dira : Militaire et Religieux. Une horde militaire a surgi de nos frontières en 1962 transformant notre indépendance en une soumission à un nouvel envahisseur. Elle était un véritable produit de la fameuse « main étrangère » utilisant l’arabo-islamisme, une doctrine importée du Moyen-Orient, et le pillage comme fondements de son pouvoir fourbe et despotique.

La langue arabe tout comme la langue française sont des butins de guerre disait-on. Elles appartiennent toutes les deux à des envahisseurs que nous avons combattus afin de les chasser de nos terres. Paradoxalement, l’armée cachée derrière les frontières nous imposa l’arabe comme étant la langue nationale et officielle au détriment de la culture des autochtones, les dépositaires de ce pays, ainsi que de toutes les autres.

Ahmed Taleb Ibrahimi, qui avait été chargé par le sinistre Boumediene pour mettre en place le projet d’arabisation de la société algérienne, a déclaré dans une émission sur la chaîne Al-Jazeera qu’il avait œuvré toute sa vie pour l’arabité. Il est incontestablement l’un des responsables ayant contribué d’une manière malheureusement efficace et substantielle à l’abrutissement de nos enfants dans les écoles algériennes pendant que les siens étudiaient dans la langue de Molière dans des établissements français. Il mérite amplement sa place dans le carré des traîtres et des malfaiteurs d’El-Alia qu’il faudra un jour déterrer pour déposer leurs restes dans une décharge publique.

Les militaires ont choisi la langue arabe, non pas pour sa beauté supposée ou bien parce qu’ils la considéraient injustement comme étant la langue de leurs ancêtres, mais, c’était surtout pour ce qu’elle véhiculait en matière d’idéologie et de pensée en corrélation avec leurs objectifs. Contrairement à la langue française, on n’en trouve pas dans celle-ci les notions des droits de l’homme, l’esprit scientifique, les discours philosophiques, etc. En revanche, on peut y lire les délires pervers des religieux, de Ibn Tayymia et compagnie. À travers celle-ci, on devient docile et soumis ; on apprend à approuver la légitimité des razzias des musulmans allant du temps du prophète jusqu’aux brigands et corsaires turcs, les frères Barberousse.

En somme, la démocratie et la laïcité sont perçues par les militaires comme étant le plus grand danger menaçant leur existence, cependant, l’islamisme reste leur unique sauveur. En devenant une junte militaro-islamiste, avec tous les risques que cela comporte, Kadafi en a fait l’expérience, ils cherchent à sacraliser leur pouvoir et justifier leur dictature en réprimant le peuple au nom du coran. Comme les islamistes, ils veulent nous faire croire que la démocratie est une notion occidentale (« demoqratia koffr » disait Ali Belhadj), elle ne pourrait s’appliquer aux pays dits musulmans où la tyrannie est frappée du sceau divin.

La dernière réforme de la constitution en est la preuve de ce mariage morbide entre le militaire et le religieux. Tandis que dans les monarchies du golfe, celles qui nous avaient infesté par leur vision religieuse d’un autre âge, on commence à prendre des mesures pour s’éloigner de l’intégrisme musulman, les autorités algériennes sont en train de réanimer le monstre sur nos terres et de s’enfoncer inexorablement dans une sorte de schizophrénie collective.

Un ancien ministre et président actuel du Haut Conseil Islamique déclare dans un discours qu’un Algérien ne peut être que musulman et celui qui ne l’est pas ne pourrait être qu’un résidu de la France coloniale. Cela montre l’inculture des gouvernants algériens ignorant leur histoire récente et ancienne. La servitude a pris la place des vertus de la liberté dans ce pays. Par ailleurs, le ministre en question porte le nom de Bouabdellah Ghlamallah, ce qui signifie l’esclave d’Allah.

Un Algérien n’est pas né musulman, comme tous les êtres humains, la religion n’est pas dans nos gènes. Il peut le devenir, comme il a la possibilité d’évoluer et de cesser de croire à une religion à l’origine d’une grande partie de ses malheurs. En outre, beaucoup d’Algériens ne croient pas à la même religion que ce Ghlamallah. Énormément de nos concitoyens ne croient pas en un Dieu tortionnaire et esclavagiste, ne voilent pas leurs filles et leurs femmes, ne jeûnent pas, ne font pas la prière, ne mentent pas, ne volent pas et ne sont pas cités dans des affaires de corruption comme c’était le cas de ce Ghlamallah.

En revanche, l’arabo-islamisme est un véritable résidu d’un colonialisme fossilisé ; on ne peut substituer un envahisseur à un autre. On entend scander durant les manifs : « Ni islamistes Ni Laïques », il s’agit d’une véritable arnaque, une stratégie développée par certains pour fuir le véritable débat permettant de définir les objectifs de ce mouvement afin de dissimuler un danger qu’on appelle l’islamisme. Abbassi Madani et Ali Belhadj sont responsables au même titre que les généraux de la tragédie algérienne.

Pour instaurer la démocratie dans ce pays, il faudra impérativement renvoyer le religieux dans sa mosquée, le militaire dans sa caserne et rétablir la vérité sur notre histoire, en l’occurrence celle traitant de l’arrivée des Arabes en Afrique du Nord. L’état doit prendre en charge les tests ADN des citoyens concernés, cela leur servira de thérapie pour se défaire de cette aliénation et du travestissement de leur culture. Je défie celui qui a appelé récemment en Angleterre à gazer la Kabylie de faire ce test et de le rendre public, il découvrira avec stupéfaction qu’il n’est qu’un vulgaire renégat prenant plaisir à s’autoflageller. Plus de 90 % de la population algérienne est bel et bien Amazighs.

Au puzzle de l’un des slogans de ce mouvement citoyen, il manque un fragment important, on devrait scander : « On veut un état civil démocratique, ni militaire ni islamique ». Sans cette double rupture, si l’on ne s’attaque pas aux deux racines du mal algérien, on ne ferait que tourner en rond comme un rat de laboratoire. Aussi, les révolutions ne se font pas que le week-end ou le jour du Seigneur et la Kabylie doit se structurer et désigner ses propres représentants, avant que ce pouvoir devenant de plus en plus fou ne le fasse à sa place. L’arabo-islamisme est en train d’envahir nos montagnes et le temps ne joue pas en notre faveur. À bon entendeur….

M. AMAGHNAS

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