Injections, régime, jeu vidéo… ces dispositifs pour freiner la DMLA

Chaque jour de la semaine, le docteur Jimmy Mohamed, consultant santé d’Europe 1, fait le point sur une maladie. Il a voulu ce mardi sensibiliser à un problème ophtalmologique peu connu, mais pourtant extrêmement fréquent : la DMLA, c’est-à-dire la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Désormais, un jeu vidéo permet de surveiller la progression de cette maladie qui touche la partie centrale de la rétine, pour ensuite mieux la traiter.

Qui est concerné par cette pathologie ?

« Il s’agit d’une pathologie extrêmement fréquente, puisqu’on estime qu’elle touche 30% des Français de plus de 75 ans. Il s’agit même de la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans. Comme son nom l’indique, le principal facteur de risque de la maladie, c’est l’âge. Plus on vieillit, plus on est à risque de la développer. Mais il y a d’autres facteurs prédisposants, comme par exemple le tabac, qui multiplie par trois à six la survenue de la maladie. Il y a un autre lien qui ne semble pas évident, mais l’obésité est aussi associée à plus de DMLA.

Quels sont les signes de la maladie ?

L’idée, c’est de dépister cette pathologie – qui apparaît aux alentours de 50 ans – avant la survenue des premiers signes pour pouvoir la surveiller et améliorer le pronostic. Il faut donc aller voir l’ophtalmologiste de façon systématique. En termes de symptômes, vous allez avoir une atteinte de la macula, qui est la partie centrale de la rétine. Vous allez donc avoir une altération de votre vision centrale alors que la vision périphérique, c’est-à-dire sur le côté, sera conservée. Des signes précoces, comme une légère déformation de certains objets – les lignes droites apparaissent ondulées – doivent vous alarmer.

Quelles sont les solutions ?

Il existe certains traitements spécifiques qui permettent de ralentir la progression de la maladie grâce à des injections qui se font directement dans l’œil, et qui sont indolores. Il est possible aussi d’influencer positivement sur la maladie en arrêtant de fumer, en surveillant son poids et en pratiquant une activité physique. L’alimentation pourrait aussi jouer un rôle protecteur, en particulier si vous consommez des aliments riches en oméga 3 contenus dans des poissons gras – comme le saumon ou le thon -, mais aussi des aliments riches en antioxydants et en vitamine C, tels que les œufs, les noix, les fraises ou bien des pommes.

Il existe même un jeu vidéo – qui s’appelle OdySight -, remboursé par la Sécurité sociale, auquel les patients souffrant de DMLA vont jouer, et qui va permettre, en fonction du score obtenu, de prévenir votre ophtalmologiste d’une éventuelle accélération de la maladie. Il vous convoquera ensuite pour refaire le point. Évidemment, nous sommes loin des jeux vidéo comme Fortnite ou FIFA. Il s’agit d’une sorte de puzzle sur tablette, mais cela fait partie des nouveaux outils 2.0 qui ont révolutionné la surveillance de la maladie. »

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